École doctorale interdisciplinaire en développement africain - Cohorte 5

École doctorale interdisciplinaire en développement africain - Cohorte 5

L'école doctorale de l'Université Senghor

École doctorale interdisciplinaire en développement africain - Cohorte 5
Doctorat
Durée
3 ans
Crédits
180 ECTS
Diplôme
Doctorat
Prérequis
Master (M2)
Service
École doctorale
Campus
Siège, Alexandrie, Égypte — Alexandrie
Pays
Égypte

L’École doctorale interdisciplinaire en développement africain de l’Université Senghor vous invite à soumettre un projet de thèse de doctorat innovant, interdisciplinaire et visant à contribuer au développement africain et haïtien.

La date limite de dépôt du dossier est fixée au 30/09/2026 à minuit GMT.

Les deux candidats les mieux classés bénéficieront d’une bourse doctorale complète de l’Université Senghor pour travailler sur l’un des deux sujets présentés ci-dessous. Par ailleurs, quelques autres candidats ayant soumis un excellent dossier et proposé une thématique pertinente, différente de celles retenues pour les boursiers, pourront être admis en tant que doctorants non boursiers.

Conditions d'éligibilité

  1. Avoir obtenu un diplôme de niveau Master (M2).

  2. Être ressortissant d’un pays africain francophone ou d’Haïti, et résider majoritairement en Afrique francophone ou en Haïti.

  3. Être âgé d’au plus 40 ans lors de la soumission pour solliciter une bourse de thèse de l’Université Senghor.

    Pas d’âge limite pour les candidats qui ne sollicitent pas la bourse et qui sont en mesure de financer leur thèse via une institution publique ou privée, ou par eux-mêmes. Dans ce cas, les candidats doivent présenter un plan de financement pour la première année de thèse (soit un montant estimé de 3000€/an pour l’inscription et la présence à la formation doctorale à Alexandrie pendant 3-4 mois/an).

Si vous remplissez ces conditions, vous devrez fournir plusieurs documents dont un projet de recherche.

En pratique, votre projet de recherche de thèse devrait s’articuler autour des points suivants :

  1. La première section (2-3 pages), introductive et descriptive, doit faire cheminer le lecteur, de la thématique générale dans laquelle s’inscrit votre sujet, vers une ou des problématiques plus spécifiques toujours en lien avec votre sujet pour aboutir, in fine, à une ou deux questions de recherche. C’est donc, à travers des sources documentaires bibliographiques diverses, argumentées et justifiées de votre part que vous devez amener le lecteur à comprendre votre / vos questions de recherche, ceci dans une démarche logique et fluide.

  2. La deuxième section (1-2 pages) est celle où vous allez donner les orientations générales sur votre méthodologie, en précisant son originalité, sa pertinence et surtout sa faisabilité. Classiquement, les sous-chapitres de la méthodologie doivent répondre aux questions suivantes : quel type de méthodologie et pourquoi, où (lieu), quand (durée estimée), avec qui (partenaires, collaborations), comment vous allez concrètement procéder (enquêtes de terrains, quantitative, qualitative ; etc…), avec quelques éléments sur la faisabilité financière, les modalités statistiques ainsi que sur les questions d'éthique.

  3. La troisième section (1 page) doit donner quelques perspectives opérationnelles qui pourraient découler de votre travail, son appropriation, sa valorisation, son apport au développement durable.

  4. Enfin, dans une section bibliographique (1-2 pages) vous devez absolument répertorier toutes les références bibliographiques utilisées pour votre projet de thèse. Attention, c’est un chapitre important qui doit témoigner de vos lectures et de votre compréhension du sujet. Les références doivent être présentées suivant le modèle APA.

Les deux problématiques retenues sont :

  • Transition vers l’autonomie sanitaire africaine et valorisation des ressources et savoirs endogènes ;

  • Management, gouvernance et financement de l’économie circulaire informelle en Afrique urbaine : modèles d’organisation, innovation publique et autonomisation des territoires.

L’essentiel de la recherche se fera depuis l’Université Senghor, en partenariat avec un laboratoire du sud ou du nord, suivant la thématique, avec des missions occasionnelles pour la collecte des données.

Les candidats ne souhaitant pas postuler pour la bourse ou ne pouvant pas à cause de la limite d’âge peuvent présenter un projet de recherche qui porte sur un thème de leur choix. Ce dernier doit s’inscrire dans les objectifs de développement durable (ODD) ainsi que dans les priorités de développement de l’Union Africaine (Agenda 2063) ou la Programmation 2024-2027 de la Francophonie. Le projet de recherche se doit d’être innovant dans son questionnement et sa méthodologie, et fondamentalement interdisciplinaire.

Description des sujets pour les candidats à la bourse

Sujet n°1

Transition vers l’autonomie sanitaire africaine et valorisation des ressources et savoirs endogènes.

  • inventaire des savoirs (de prévention et prise en charge)

  • disponibilité des ressources liées aux savoirs

  • chemin pour une autonomie

Résumé du sujet

Cette recherche doctorale porte sur la transition vers l’autonomie sanitaire africaine à travers la valorisation des ressources et savoirs endogènes. Dans un contexte marqué par la dépendance persistante des systèmes de santé africains aux produits, technologies et modèles biomédicaux extérieurs, les crises sanitaires récentes ont mis en évidence la nécessité de renforcer la souveraineté sanitaire du continent. Pourtant, l’Afrique dispose d’importantes ressources thérapeutiques, culturelles et environnementales encore insuffisamment documentées et valorisées.

L’étude vise à analyser comment les savoirs endogènes de prévention et de prise en charge des maladies peuvent contribuer à la construction de systèmes de santé plus résilients, adaptés et autonomes. Elle cherchera notamment à inventorier les connaissances thérapeutiques locales, à évaluer la disponibilité des ressources associées (plantes médicinales, acteurs, pratiques communautaires, biodiversité, infrastructures locales) et à identifier les leviers ainsi que les obstacles à leur intégration dans les politiques et systèmes de santé.

La recherche adoptera une approche interdisciplinaire et mixte combinant enquêtes qualitatives, analyses quantitatives, études documentaires et approches prospectives. Les données seront recueillies auprès des communautés, tradipraticiens, professionnels de santé, chercheurs et décideurs.

Les résultats attendus incluent une cartographie des savoirs et ressources endogènes, une meilleure compréhension des dynamiques de valorisation des médecines traditionnelles et des propositions stratégiques pour une autonomie sanitaire africaine durable. Cette thèse contribuera aux débats sur la décolonisation de la santé mondiale, la justice épistémique et la souveraineté sanitaire en Afrique..

Profil recherché

Le candidat devra être titulaire d’un master en santé, médecine ou discipline connexe. Une double compétence, ou une volonté affirmée de croiser ces deux champs, est indispensable. Une expérience de terrain en Afrique, ainsi qu’un intérêt pour les approches participatives et la recherche-action, constituent des atouts.


Sujet n°2

Management, gouvernance et financement de l’économie circulaire informelle en Afrique urbaine : modèles d’organisation, innovation publique et autonomisation des territoires.

Résumé du sujet

Dans les villes africaines, l’économie circulaire se déploie largement à travers des pratiques informelles de récupération, de tri, de réparation, de réemploi, de transformation et de revente. Ces activités, souvent marginalisées dans les politiques publiques urbaines, contribuent pourtant à la réduction des déchets, à la création de revenus, à l’inclusion économique et à la résilience des territoires. Elles s’inscrivent dans une conception de l’économie circulaire fondée sur la réduction des flux de matières, la prolongation de la durée de vie des biens et la fermeture des boucles de ressources, dans la continuité des travaux fondateurs de Stahel sur l’allongement du cycle de vie des produits (Stahel, 1982) et des approches contemporaines qui présentent l’économie circulaire comme un nouveau paradigme de durabilité (Geissdoerfer et al., 2017).

Ce projet de thèse propose d’analyser l’économie circulaire informelle comme un objet interdisciplinaire situé au croisement du management, des politiques publiques, de la gouvernance territoriale, de l’innovation sociale et du financement du développement. Il s’agira d’étudier les modèles d’organisation portés par les acteurs informels, les formes de leadership qui structurent les chaînes locales de circularité, ainsi que les relations entre collectivités publiques, entreprises, organisations communautaires, récupérateurs, artisans, coopératives et partenaires financiers.

La recherche interrogera les conditions dans lesquelles les politiques publiques peuvent reconnaître, accompagner et structurer ces dynamiques sans détruire leur souplesse, leur ancrage social ni leur capacité d’adaptation. Les travaux de Medina montrent, à cet égard, que les récupérateurs urbains jouent un rôle économique, social et environnemental majeur dans les pays en développement, bien qu’ils demeurent souvent insuffisamment intégrés aux dispositifs publics de gestion urbaine (Medina, 2007).

À partir d’une ou plusieurs villes africaines, la thèse pourra mobiliser des méthodes qualitatives, quantitatives ou mixtes : enquêtes de terrain, entretiens, cartographie d’acteurs, analyse de politiques publiques, étude de chaînes de valeur circulaires ou comparaison de modèles territoriaux. L’objectif est de produire des connaissances utiles à l’action publique, au management des organisations locales et à la transformation durable des territoires urbains africains, dans une perspective de circularité, d’autonomisation et d’innovation territoriale (Ellen MacArthur Foundation, 2013).

Profil recherché

Le candidat peut être titulaire d’un master en management de projet, sciences sociales, sciences politiques ou environnementales ou encore une discipline connexe. Une bonne connaissance du contexte africain, une ouverture aux approches critiques et une capacité à combiner rigueur académique et engagement de terrain sont attendues. Une aisance en méthodologies qualitatives (entretiens, études de cas, observation) constitue un atout.


Modalités de bourse par l’Université

Les candidats retenus comme boursiers de l’Université Senghor pourront bénéficier d’une allocation mensuelle pendant 3 ans et d’un budget d’accompagnement leur permettant de mener leurs travaux, participer à des rencontres scientifiques et effectuer des séjours dans des laboratoires partenaires..

Tous les candidats seront appelés à séjourner à Alexandrie pendant la période de formation doctorale (3-4 mois chaque année) et les candidats boursiers sont invités à résider essentiellement à Alexandrie en dehors des phases de collecte de données sur le terrain.

Le dossier à déposer en ligne à cette adresse doit comprendre les pièces suivantes nommées tel qu’indiqué entre parenthèses

  1. Une copie d'une pièce d'identité justifiant la nationalité (NOM Prénom - Identité)

  2. Une copie d’un justificatif de résidence (NOM Prénom - Résidence)

  3. Un CV détaillé (3 pages max) présentant clairement le parcours universitaire et professionnel, les productions scientifiques antérieures, ainsi que les éventuelles collaborations surtout en Afrique et Haïti (NOM Prénom - CV)

  4. Une copie du diplôme de niveau master (NOM Prénom - Master)

  5. Le ou les relevés de notes du diplôme de niveau master (NOM Prénom - Notes)

  6. Une lettre de motivation (2 pages max) (NOM Prénom - Motivation) qui explique les raisons du choix d’aller en thèse en rapport avec les perspectives professionnelles en expliquant pourquoi le candidat souhaite faire la thèse à l'Université Senghor

  7. Le Projet de recherche proposé (6 pages max + références bibliographiques), portant sur l'un des deux sujets proposés pour les candidats à la bourse (NOM Prénom - Projet)

  8. Deux lettres de recommandation de personnes extérieures (pas de l’Université Senghor ni du laboratoire d’accueil) avec leurs coordonnées (NOM Prénom - Recommandation 1 et NOM Prénom - Recommandation 2)

    Pour les non-boursiers, le dossier doit comporter en plus :

  9. Une lettre d’accord d’un chercheur habilité pour la co-direction de thèse qui pourra aider à mettre en place une cotutelle de thèse avec son université de rattachement (NOM Prénom - Accord)

  10. Le plan de financement envisagé (NOM Prénom - Financement)

Toutes les pièces doivent être au format PDF, et d’au plus 10 Mo. L’Université se réserve le droit de ne pas étudier les dossiers incomplets, ainsi que les dossiers qui présentent les mêmes pièces répétées sous divers intitulés. Merci de bien lire l’appel ainsi que la FAQ publiée sur les réseaux de l'Université et de réserver les questions éventuelles pour le webinaire d’information, et d'éviter les emails.



Objectif général

  • Analyser les enjeux du développement africain à travers une recherche doctorale innovante, interdisciplinaire et contribuant au développement durable.

Public cible

  • Candidats titulaires d’un master en santé, médecine ou discipline connexe.Une double compétence, ou une volonté affirmée de croiser ces deux champs, est indispensable.
  • Candidats titulaires d’un master en management de projet, sciences sociales, sciences politiques, sciences environnementales ou discipline connexe.