En collaboration avec le Réseau francophone international en conseil scientifique (RFICS), l'Université Senghor à Alexandrie lance un appel à candidatures pour une formation certifiante portant sur “L'utilisation de l'information scientifique par les cadres de la fonction publique et les membres des cabinets ministériels”.
La date limite de dépôt du dossier de candidature est fixée au 10 août 2026 à 23h59 (heure d’Egypte).
Les candidats seront sélectionnés avec une attention particulière pour les candidatures féminines. L'Université Senghor se réserve le droit de ne pas donner de suite à cet appel à candidatures.
Qu’il s’agisse d’énergie, d’eau, de santé, d’environnement ou de tout autre domaine, les décideurs publics doivent jongler avec des enjeux multiples et souvent contradictoires, nécessitant des arbitrages délicats et des décisions éclairées pour répondre aux besoins des populations, souvent dans des contextes marqués par l’incertitude, des délais serrés et des contraintes institutionnelles importantes. Pour une réponse adéquate, il est essentiel que les conseillers des décideurs publics aient un accès rapide à des informations scientifiques de haute qualité, fiables et actualisées.
Ces informations scientifiques sont parfois cruciales pour éclairer les choix complexes et orienter l’élaboration de stratégies politiques pertinentes. Elles contribuent à réduire les risques stratégiques, réglementaires et opérationnels, en favorisant une gouvernance résiliente et adaptée aux défis contemporains. La capacité à repérer, évaluer, synthétiser et mobiliser efficacement ces données probantes devient aujourd’hui une compétence stratégique au sein des administrations publiques et des cabinets ministériels. L’IA promet de révolutionner la gestion des preuves scientifiques par les gouvernements. Elle accélère la veille, le repérage des données et la synthèse des connaissances pour les décideurs. Toutefois, cette technologie soulève des défis éthiques et méthodologiques majeurs, notamment liés à la fiabilité des sources, la transparence, les biais et la nécessité d'une validation humaine.
Or, il n’existe que très peu de programmes de formation dédiés aux cadres de l’administration publique chargés de l’élaboration des politiques publiques, les formant spécifiquement à l’intégration et à l’exploitation des connaissances scientifiques et à l’utilisation rigoureuse des nouveaux outils numériques permettant d’en soutenir la mobilisation.C’est ce manque que la présente formation ambitionne de combler, en renforçant les capacités de conseil scientifique aux décideurs publics dans un contexte de transformation numérique accélérée
Public cible
- Directeurs et responsables de services d'études, de la planification, de la prospective ou de la programmation au sein des ministères et des grandes agences nationales
- Secrétaires généraux, directeurs généraux et administrateurs civils chargés de l'élaboration, de l'instruction sectorielle ou de l'analyse d'impact des politiques publiques
- Statisticiens, économistes et chargés d'évaluation au sein des institutions publiques confrontés à la collecte et à l'exploitation de données sensibles ou complexes
- Conseillers techniques, directeurs de cabinet adjoints et chargés de mission auprès des décideurs politiques et des ministères
- Experts sectoriels et analystes stratégiques chargés de rédiger les notes d'orientation, les synthèses de dossiers ou les avis de briefing à l'attention des autorités exécutives
- Professionnels en charge de la gestion des cellules de crise ou de la coordination interministérielle, notamment en contexte d'urgence sanitaire, environnementale ou technologique
Compétences visées
- Comprendre et analyser les enjeux liés à l’utilisation de l’information scientifique dans les politiques publiques, incluant les possibilités et limites de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes
- Expérimenter les dynamiques du processus décisionnel public, notamment dans des contextes marqués par l’urgence, l’incertitude ou des contraintes temporelles fortes
- Structurer les pratiques de veille scientifique et évaluer la fiabilité des sources d’information, incluant celles issues de l’intelligence artificielle
- Identifier des pistes d’amélioration des processus internes de mobilisation des connaissances scientifiques au sein de leur organisation
- Expérimenter la communication interdisciplinaire et collaborative entre milieux scientifiques, administratifs et décisionnels pour favoriser un dialogue plus fluide entre chercheurs et décideurs publics
